La maison à l’orée du bois

La maison à l’orée du bois

La maison de l’orée du bois bénéficie d’un cadre exceptionnel. Isolé à la lisière d’une forêt, le site profite en plus d’une vue privilégiée sur le bocage thiérachien. L’édifice est constitué de deux corps distincts. D’un côté, la partie privée : la maison – ancienne bâtisse traditionnelle de briques rouges à la volumétrie simple. De l’autre, le point de rencontre de tous : le relais de chasse. Construit il y a une quarantaine d’années, son unique pièce a évolué au fil du temps et des extensions pour devenir un patchwork de matériaux et de volumes, sans réelle cohérence technique, esthétique ou fonctionnelle.

Si la maison reste confortable, elle ne répond plus pleinement aux usages de la famille. Les espaces de l’étage sont trop contraints. Au rez-de-chaussée, la cuisine et le séjour limitent les possibilités pour cette famille qui aime recevoir. Les espaces de service, tels que l’entrée et le cellier, sont quant à eux insuffisamment définis. La maison manque aussi d’un bureau, d’une suite parentale et d’un atelier. Ces problématiques d’usage se doublent d’une relation au paysage peu exploitée. Bien que la maison bénéficie d’une vue remarquable, la bâtisse ne l’appréhende que par deux petites fenêtres et s’adresse davantage au chemin de promenade qui la longe à l’est qu’à la vallée qui se déploie au sud.

Le projet réorganise la maison existante et remplace l’ancien relais de chasse – peu qualitatif – par une extension implantée sur son emprise. Celle-ci accueille les nouveaux usages de la maison ainsi qu’une salle de réception indépendante, permettant de recevoir tout en préservant le caractère privé de l’habitation. Le projet réoriente avant tout la maison vers son paysage. Largement ouverts sur le jardin, les espaces de vie profitent d’un panorama dégagé sur la vallée. Pour en bénéficier pleinement, le séjour adopte une structure poteaux-poutres permettant de larges ouvertures vitrées. Le reste de l’extension est réalisé en ossature bois, dans une logique d’économie de moyens et de durabilité. Les verticales qui rythment le rez-de-chaussée évoquent les troncs d’arbres de la forêt toute proche. À l’étage, le volume se fait volontairement discret pour laisser à la maison existante sa présence et son caractère.